• Bébange
  • Buvange
  • Differt
  • Guelff
  • Guerlange
  • Habergy
  • Hondelange
  • Longeau
  • Messancy
  • Sélange
  • Sesselich
  • Turpange
  • Wolkrange

Rues, routes et chemins de la commune


Texte publié dans la Chronique n° 13  2001

Introduction

1.  L’aspect des villages au cours du temps.

Si l’existence des villages qui composent l’actuelle commune de Messancy nous est connue grâce aux vestiges (cimetière romain du 2ème siècle à Messancy par exemple) 7 ou aux chartes (Sélange mentionné en 939 déjà), leur aspect ne nous apparaît que depuis l’édition des cartes géographiques et la constitution des cadastres.

C’est ainsi que l’on peut découvrir les localisations de Differt (Diefort), Hondelange (Hondling) et Messancy (Metzigh) sur une carte du Duché de Luxembourg publiée en 1568 par Ch. Sgrooten 20. Encore faut-il tenir compte de l’imprécision de nombreux documents. Sur la carte des Païs-Bas autrichiens levée par le comte de Ferraris et publiée en 1777 4, les rues et groupes d’habitations sont bien illustrés. Des feuillets de commentaires qui accompagnent les cartes nous donnent des précisions utiles sur la praticabilité de certaines routes, sur la présence de ponts ou de gués, de moulins et de chapelles. Des relevés cadastraux ont été effectués sous les régimes autrichiens, français et hollandais.

La physionomie des villages, élaborée au cours des siècles, nous apparaît de deux types. D’une part, le village –  rue lorrain aux maisons majoritairement alignées le long d’un axe formé par la chaussée principale, d’autre part le village groupé autour de son église ou de son château. Au premier type appartiennent Bébange, Buvange-Wolkrange, Guelff, Habergy et Messancy qui présente cependant deux axes parallèles. Au second type se rattachent  Hondelange, Sélange et Turpange. Des voies principales relient les villages aux agglomérations plus importantes (Arlon, Luxembourg, Longwy); des voies secondaires les relient entre eux, nécessitant parfois l’aménagement de ponts ou de gués. Dans chaque village, des chemins donnent accès aux moulins, lavoirs, églises, écoles, petites industries locales. La traversée de Messancy par le chemin de fer en 1863 amena la modification du cours de la rivière, l’aménagement d’une nouvelle rue et la coupure entre le village et son château.

Chaque village fut ainsi façonné en tenant compte des nécessités de la topographie

(écoulement des eaux, déclivités) et des liens avec les communautés voisines ou plus lointaines mais aussi des événements historiques et démographiques qui leur sont propres. Le caractère majoritairement rural de la région a laissé son empreinte sur la disposition et la largeur  des rues ( fermes en retrait précédées d’un usoir à front de rue).

Depuis quelques décennies, le phénomène du  lotissement  a profondément modifié la physionomie des villages. Le noyau primitif s’est parfois transformé en un village-pieuvre ou village-araignée souvent décrié 2. De simples voies de communication entre villages sont devenues des rues (parfois dangereuses et dispendieuses par l’allongement des infrastructures); de nouveaux quartiers se sont plus ou moins harmonieusement intégrés au noyau primitif. De nouveaux pôles d’attraction ont également généré des accès secondaires (industries, commerces). Beaucoup de nouvelles rues ont ainsi vu le jour depuis quelques dizaines d’années.

2.   Routes et chemins vicinaux

Dès la période celtique, la région fut parcourue de voies de communication. Celles-ci empruntaient généralement les crêtes et les collines interfluves1 et non les vallées. Après la conquête romaine, certains de ces axes furent privilégiés et devinrent des routes au trafic important16. Arlon (Orolaunum) fut un vicus établi au croisement des voies Reims – Trèves d’une part, Tongres – Metz d’autre part. Cette dernière, quittant Arlon, passait par Weyler, traversait Hondelange (rue des Blés d’Or, rue de la Garde), montait vers Loësbruck à côté de Sélange et partait en direction du Titelberg près de Rodange e. A hauteur de la chapelle Sainte Croix aurait existé un embranchement qui descendait vers Messancy 10.

Une voie secondaire venant de Virton passait par Aix-sur-Cloie pour rejoindre Clémency et Luxembourg en surplombant Messancy15. On peut imaginer son tracé venant de la Hart et se poursuivant vers le haut de la rue d’Aubange (Remmeschberg) puis  le haut de la rue de Luxembourg (cimetière romain) et la crête menant à Clémency. Des chemins devaient relier ces voies aux postes fortifiés sur les hauteurs tels la Schantz (derrière l’église) et le Kaschelt.

Les routes gallo-romaines furent utilisées ultérieurement pendant la période franque. Nous ignorons quand fut aménagée la route passant par la vallée. La traversée de la rivière devait être une difficulté non négligeable. L’origine du nom de Differt («gué profond ») en fait foi. Au cours du moyen âge, la voie commerciale principale reliant le Sud et le Nord (route lombardo-flamande) passait par Sarreguemines, Luxembourg et Arlon en traversant la Moselle à Schengen ou à Sierck; un itinéraire partait alors vers Metz, évitant donc le passage par Aubange et Longwy 3. Les antiques chaussées romaines n’étaient cependant pas abandonnées et le tracé passant par le Titelberg, Sélange et Arlon existait encore 21.C’est au cours de la période autrichienne (18ème siècle), semble-t-il, que la route impériale de Namur à Luxembourg et d’Arlon à Longwy a pris de l’importance. Elle fut reconstruite entre 1727 et 1772. La Messancy (appelée « Petite Chiers » depuis sa source jusqu’au village de Messancy) était franchie à Differt par un pont à trois arches qui fut partiellement détruit par les armées autrichiennes pour ralentir la progression des troupes françaises lors de l’attaque d’Arlon en 1793. Messancy était devenu bureau de district douanier 13 et la barrière se trouvait près du pont de Differt. En 1840, les barrières sont encore attribuées par adjudication. La route d’Arlon à Longwy en comptait trois : Weyler, Differt et Aubange EL. Le journal « La Voix du Luxembourg » dénonce leur persistance en 1864; ces taxes grèvent le prix des marchandises locales.

En l’An IV de la République (1796), le service postal au moyen de diligences est organisé dans le Département des Forêts. Sur la route d’Arlon à Longwy sont prévus trois relais : Messancy, Aubange et Mont-Saint-Martin 14.

Sous l’Ancien Régime, les voies gardaient souvent la largeur des routes antiques. Leur entretien, comme celui des ponts, incombait aux villageois riverains grâce aux corvées imposées par le seigneur 1. Ces villageois présentaient régulièrement des excuses pour ne pas effectuer les corvées et l’état des routes était souvent déplorable, tantôt sur un tronçon, tantôt sur un autre, ce qui provoquait des changements fréquents dans les itinéraires entre bourgs.

Sous le régime français, des mesures sont effectuées en vue de la rénovation de la chaussée principale alors dénommée «route de Strasbourg à Louvain ou à Anvers ». La largeur d’empierrement était de 10 m plus les trottoirs et fossés. Les ingénieurs français envisagèrent de la porter à 16 m. RF. Après l’Indépendance, la situation est toujours critique. Le gouverneur de la province Thorn signale au Ministre de l’Intérieur, en 1834, que l’état des routes laisse à désirer, qu’elles manquent de poteaux indicateurs, de bornes et de garde-fous 19. Il faudra attendre la seconde partie du 19ème siècle pour voir des améliorations, notamment la réfection de la route Arlon – Longwy en 1846.

Les chemins vicinaux reliaient les villages voisins. Ils possédaient tous une appellation propre. Les relevés de l’An V (1796) et XI (1802) nous les rapportent en français et en luxembourgeois RF. Certains chemins déjà inusités à la fin de l’Ancien Régime peuvent être localisés par la toponymie (le chemin reliant le moulin de Buvange à Hondelange et Sélange, par exemple, est attesté par les lieux-dits Langs dem Selingerweg, Auf der Alte strass ). Les chemins vicinaux étaient les voies d’accès naturelles aux champs, aux bois, aux moulins, à l’église paroissiale, aux bourgs principaux où se tenaient les marchés et les fêtes religieuses. L’état de ces chemins était très variable. Le commentaire de la carte de Ferraris signale pour la région de Messancy que « les chemins n’y sont jamais mauvais » 4. Connaissant la nature du sol, ce jugement nous paraît bien optimiste. Le relevé de 1802 pour les villages de Hondelange et Wolkrange en répertorie 61 dont 32 (52 %) sont classés « assez bons  à très bons » et 29 (48 %) sont classés « assez mauvais à très mauvais » RF. Dans son rapport de 1834, le gouverneur Thorn déclare à propos de la voirie vicinale : « il me serait difficile de donner une idée exacte de l’horrible situation dans laquelle elle se trouve. Ici, des chemins tels que le pied de l’homme ou des animaux les a faits, escarpés et étroits, souvent couverts de glace, devant lesquels le voyageur s’arrête incertain ; là, au contraire, profonds et encaissés, coupés par l’eau des torrents, véritables fondrières où les hommes et les bestiaux courent sans cesse le risque de périr » 19. Ce n’est qu’en 1851 que la députation provinciale recommande aux communes d’engager des cantonniers, sous la responsabilité des conducteurs-voyers, pour entretenir le réseau vicinal. Si un salaire est prévu pour ces braves cantonniers, ils doivent cependant fournir eux-mêmes les outils indispensables EL ! L’instituteur Berg de Habergy considère, en 1877, que les villages environnants sont reliés par de bons chemins. Mais il rapporte qu’une trentaine d’année auparavant, il était impossible de se rendre en charrette au marché d’Arlon tant les chemins étaient impraticables 15.

Ces voies secondaires sont répertoriées par un numéro sur l’Atlas des chemins.

Au cours du 20ème siècle, des chemins vicinaux ont été lotis, en tout ou partie, et sont devenus des rues. Une restriction à l’étendue des zones bâtissables fut apportée en 1970 par l’élaboration des plans de secteur.

3.   Les rues et la localisation des maisons

Autrefois, chaque maison possédait son propre nom lié à l’un des anciens propriétaires 8. D’autre part, des endroits particuliers étaient connus par l’appellation des lieux-dits. Ces dénominations suffisaient amplement, au niveau local, pour identifier une maison et la famille qui y résidait.

Au cours de la Période française (1794-1815), chaque maison reçut un numéro au sein du village (appelé lui-même « commune ») RF.

Si l’on excepte les axes principaux de certains villages dont les dénominations, souvent réduites à « Grand-rue » et « rue basse » ou « ville basse », existaient avant 1700, l’attribution de noms aux différentes rues ne remonte qu’au milieu du 19ème siècle. Les registres de population de Messancy n’en font mention qu’à partir de 1867. Mais cela n’est peut-être dû qu’au nouveau modèle de registre imposé par A.R. du 31/10/1866. Nous y remarquons la possibilité laissée à l’administration communale de localiser chaque maison, en sus de son numéro d’ordre dans le village, par son surnom (par ex. Staffels), son quartier (par ex. Pont midi et Pont Nord) ou par sa rue. Les maisons des sections ne sont localisées que par leur numéro d’ordre, à l’exception de Bébange, Habergy et Guelff qui possèdent des noms de rues dès le registre de population de 1857 ACM.

La fusion des communes a imposé des changements de noms de rues dans les sections à partir du 15 mars 1977 afin d’éviter les appellations identiques sur un même territoire communal. Plusieurs rues

« de la Gare, de la Fontaine, du Moulin , etc …» ont été rebaptisées. Certains noms ont été proposés par des riverains ou des groupements villageois. L’administration des postes a également demandé le changement de certaines dénominations.

Les RUES

Nous avons donné entre parenthèses les noms vernaculaires en luxembourgeois et leur traduction en français.

Bébange

Rue de la Colline (Am Juck « au poulailler »)

Cette rue monte au plateau qui sépare Bébange et Battincourt.

Rue du Panorama (an der Hiël « au chemin creux »)

Chemin reliant Bébange à la route entre Buvange et Habergy. Cette voie portait autrefois (registres 1857) le nom de rue Brüll.

Rue Saint-Hubert

Appelée dès 1867 « rue de l’Eglise » (registres de population).

Cette rue principale passe devant l’église Saint-Hubert construite en 1847. Une chapelle dédiée à saint Hubert est attestée en 1737 alors que le village était filiale de la paroisse de Habergy. Au n° 53, école communale de 1887 ; au n° 61, l’ancien presbytère daté de 1867.

Au bas de la rue, la fontaine-lavoir de la fin du 19ème siècle contient trois bacs de petit granit.

Differt

Rue des Champs

Ancien chemin de Bébange.

Rue de l’Institut

Les Pères maristes venus de France se sont installés à Differt en 1888 dans l’ancienne maison Marlet. Ils y ont construit une école et un noviciat, imposant bâtiment qui contient une chapelle romane dédiée à la Sainte Famille de Nazareth. L’école porta longtemps le nom d’ « Institut de Nazareth » avant celui d’ « Institut Cardijn Lorraine ». Dans le bas de la rue, le pont sur la Messancy et l’ancien moulin (un moulin existait déjà en 1309).

Guelff

Rue du Cimetière (petite partie au départ de la rue de la Source : Ennergaas « rue Basse », ensuite Lang Heck « Longue Haie »)

Le cimetière de la paroisse de Habergy – Guelff se trouvait, jusqu’au début du 20ème siècle, autour de l’église paroissiale. Lors de la reconstruction de celle-ci, le cimetière fut déplacé entre Habergy et Guelff en 1907. Il est dominé par une haute croix de grès portant une plaque commémorative des morts de la guerre 1914-18.

Rue Mathen (de la rue de la Source à la chapelle : Wintche Bour ; de la chapelle à la rue du Cimetière : Gross Gaas)

Appelée autrefois rue de la Chapelle (registres 1857). Plusieurs familles Mathen y ont résidé, notamment les parents de l’évêque de Namur.

Chapelle privée datée de 1722, contenant un autel de 1724.

Rue de la Source (Neie wee « Nouveau chemin »)

Appelée autrefois rue de la Fontaine (registres 1857). Cette dernière était alimentée par un ruisseau descendant de la colline du Bourenberg.

La rue qui relie la rue de la Source à  la route de Meix le Tige s’appelait Lang Hiel.

Habergy

Rue Jacques (les deux branches partant de la Grand rue : Franzegaas et Hansegaas)

Cette partie basse du village s’appelait autrefois « ville basse » (Berg in Tandel) 15 et chemin de Guelff (registres 1867).

En 1844, Michel Jacques, originaire de Habergy mais devenu maire de Longwy, lègue par testament à la commune l’usufruit des terres qu’il possède à Guelff et Habergy afin de rémunérer un instituteur qualifié pour instruire les garçons de moins de 18 ans du village de Habergy. C’est en souvenir de sa fondation qu’une rue reçut le nom de ce bienfaiteur 5. Au n°  21 se trouve l’école communale bâtie en 1879 tandis qu’au n° 24, en retrait de la route, se dresse le bel ensemble du presbytère daté 1791 et les dépendances construites en 1843. Une croix de chemin incorporée dans la façade du n° 61 portait le texte « Erigé par Michel Jacques de Longwy et Sophie Bernard son épouse 1891 »MM.

Rue de Rachecourt (Arelerstroos « rue d’Arlon »)

Dès 1857, nous trouvons le nom de rue Grande.

Cette rue principale (N870) longe l’église Saint Hilaire construite en 1911. En avant du porche se dresse un calvaire daté de 1710 ; il porte notamment les représentations de Saint Nicolas et de Saint Roch. A la sortie du village vers Rachecourt, en contrebas de la route, nous trouvons le moulin daté 1718.

La rue est bordée de nombreuses fermes souvent tricellulaires construites au 19ème siècle 11.

La petite rue au dessus du bois Schack, après la jonction des routes venant de Habergy et de Guelff se nommait Seemillerwee (rue de la Scierie).

Hondelange

Rue de l’Amicale

Constituée en partie par les anciennes rue de Sélange et  rue Gangerich. Elle porta aussi le nom de rue de la Fontaine. Le ruisseau Gangerich alimentait un lavoir construit en 1905; son cours fut repris dans le réseau d’égouts en 1956.

L’harmonie « L’Amicale » fut fondée en 1928 et la salle construite en 1938 dans cette rue à laquelle elle donna son nom en 1970.

Rue de la Biff

La rue est comprise entre la rue des Rochers et la gare d’Autelbas. Elle portait le nom de rue de la Gare avant 1977. Le nom actuel (de même que celui du quartier) provient de la bifurcation de la ligne de chemin de fer. Sur la ligne principale Arlon – Luxembourg se greffe l’embranchement vers Athus. Au 19ème siècle, c’est dans l’angle de cette bifurcation que venait se raccorder la ligne Prince Henri.

Rue des Blés d’Or ( Langhoo « longue haie »)

Cette rue portait, avant 1977, le nom de rue de Weyler. L’administration communale, pour éviter la confusion avec la rue du Weyer à Sélange, décida de la rebaptiser. Les habitants proposèrent rue des Blés d’Or en référence aux terres fertiles situées au lieu-dit « Im Hertz » à l’ouest de cette voie. Chemin naturel pour se rendre autrefois à Arlon (reprise sur la carte de Ferraris), elle fut coupée par le passage de l’autoroute en 1976.

L’église fut inaugurée en 1891. Le vieux cimetière, au carrefour de la rue de la Concordia, contient la chapelle de N.D. des Sept Douleurs (ancienne base de la tour de l’église bâtie en 1688) ainsi que la seule station d’origine du chemin de croix  érigé en 1717.

Au n° 19, ferme quadricellulaire millésimée 1849.

Rue de la Chapelle (Kreitzerwee « chemin des croix »)

Cette rue suit le tracé du chemin qui, partant du centre du village, mène à la chapelle Sainte Croix élevée à l’emplacement de l’ancienne église régionale détruite en 1794 lors de la confrontation entre les armées autrichiennes et les armées révolutionnaires françaises. Cette voie, autrefois dénommée rue de Wolkrange, est bordée par cinq des sept stations d’un chemin de croix dédié à N.D. des Sept Douleurs (érigé initialement en 1717) MM.

Près du n°1, muret dans lequel sont insérées différents éléments provenant de l’ancien château.

Rue des Châtaigniers

Cette nouvelle rue créée dans le lotissement Endré doit son nom, attribué en 1983, à un ancien verger planté au lieu-dit « Auf der Strach » et réputé pour ses châtaigniers centenaires, arbres assez rares dans la région.

Rue de la Concordia

La salle Concordia construite en 1948 donna son nom à la rue comprise entre la rue de la Chapelle et la rue des Blés d’Or ainsi que la rue du presbytère (1977). A côté de la salle se trouve une des stations du chemin de Croix. Le presbytère fut construit en 1850. A l’arrière du n° 29, fontaine-lavoir (Hiermesbour) de la fin du 19ème siècle.

Rue de la Garde (Neueweeg « nouvelle rue » en 1803 puis « Blokkerwee »)

Cette rue emprunte l’axe de la voie romaine menant à Lösbrück.

Jusqu’en 1908 (date de la mise en service de la rue du pont), c’est l’unique route pour se rendre à Sélange. Elle acquiert son importance lors de la construction de la halte pour voyageurs sur la ligne de chemin de fer (appelée « Halte de Sélange »). On y construisit une maisonnette pour le garde-barrière. Ce bâtiment appelé localement « block » lui valut son surnom de « Blokkerwee ». En 1971, lors de la construction des premières maisons au lieu-dit « Im Waart » (« la Garde »), elle reçut le nom de « rue de la Houscht ». Son nom actuel fut attribué en 1977. Il s’y trouvait, paraît-il, un bâtiment où l’on montait la garde pour le château situé à proximité.

Rue des Lilas

Cette rue fut créée en 1870 après la construction du chemin de fer. Elle constituait jusqu’en 1977 une partie de la rue de la Gare. Le nom actuel fut choisi par les habitants en raison des nombreux lilas qui agrémentent les devants de porte.

Rue de la Mardelle

Appelée rue du cimetière avant 1977, cette rue passe devant le nouveau cimetière aménagé en 1872 et mène à l’une des dépressions du sol appelées « mardelles » par les géographes (« Meerschen », petite mare). Ce sont des affaissements de terrain causés par la dissolution du calcaire présent dans le sous-sol sous l’effet des infiltrations d’eau. Les mardelles sont souvent inondées. Une légende rapportée par le curé Loës explique à Hondelange la présence de cette excavation : un château aurait existé à cet endroit; le seigneur, un homme très dur, ayant chassé un mendiant venu quémander l’aumône aurait été maudit par ce dernier et le château se serait enfoncé dans le sol c.

Chemin des Mines

Ce chemin servit dès le 18ème siècle au charroi qui  transportait les minerais de fer extraits à Clémency et Sélange vers les forges des vallées de la Rulles (Pont d’Oye…) et de l’Attert (Luxeroth). Comme toute voie vicinale, elle devait être entretenue par les corvées imposées aux villageois. Ceux-ci protestaient en faisant valoir que cette route n’était pas utilisée par les habitants de Hondelange mais par des étrangers. Le conseil communal du 29 janvier 1824 se penche encore sur ce problème en citant « le chemin nouvellement dénommé Chemin des Mines ». C’est donc au début du 19ème siècle que l’appellation fut donnée. L’épuisement des petits gisements, l’exploitation de la minette, le déclin des forges de la Rulles au profit du bassin de la Chiers vers 1830 amènent l’abandon du trafic commercial sur cette voie qui tombe dans l’oubli. C’est en 1976 que des travaux de réhabilitation de la partie habitée et de la traversée du bois de Weyler sont entrepris. La circulation peut reprendre vers Autelbas grâce au pont construit sur l’autoroute.

Rue de Monflin

Ce nom fut attribué en 1977 à l’ancienne rue de Turpange.

La famille de Monflin, originaire de Lorraine, occupait au 18ème siècle le château dressé dans cette rue. Ce château appartenant au seigneur de Nachten, ruiné, fut saisi par les de Monflin en 1709.  Jean François de Monflin, né à Bruxelles en 1679, fut seigneur de Hondelange jusqu’à son décès le 22 septembre 1753. Il fit reconstruire en 1722 le château endommagé par les armées françaises du duc de Laferté en 1646. Une pierre, autrefois placée au-dessus de la porte de château et actuellement encastrée dans le mur de la place, rappelle que « H.F. de Monflin, capitaine et seigneur de Hondelange, épousa Anna M. Delboeuf le 26 avrille 1749 ». Les dalles funéraires des deux époux sont conservées dans le porche de l’église.

Rue du Pont (Gangerich)

Ancien chemin de Sélange qui franchit par un pont la voie ferrée d’Arlon à Athus. La décision de prolonger vers Sélange cette route qui n’allait pas plus loin que l’actuel cimetière en construisant un pont fut prise en 1899. Le devis fut approuvé en 1902 et la réception définitive eut lieu le 13 janvier 1913. Une partie de cette rue, de même qu’une partie de la rue de l’Amicale, sont devenues routes provinciales en 1977.

Rue Prince Henri

Avant 1977, elle était appelée rue de Barnich.

Une ligne de chemin de fer de la compagnie luxembourgeoise « Prince Henri »  reliait Autelbas à Clémency pour se raccorder à la ligne Pétange – Steinfort. Elle fut mise en service le 3 janvier 1874. Elle devait être un maillon du projet de liaison appelé « Athus-Meuse ». Le point de départ se situait à la bifurcation entre les lignes Autelbas – Luxembourg et Autelbas – Athus. Cette voie unique qui ne fonctionna pas très longtemps coupait la route vers Barnich par un passage à niveau près duquel se trouvait la maisonnette de la garde-barrière. Cette maisonnette, habitée en dernier lieu par madame Niederkorn (surnommée « Knouppe Annie ») fut démolie en 1960 pour cause d’insalubrité.

Rue des Rochers (An der Gaas)

Depuis 1977, la rue des Rochers comprend l’ancienne Grand-rue, la rue des Rochers et l’ancienne rue du Kwintenhof (Göshiel).

La rue doit son nom aux affleurements de grès de l’ère secondaire. Le premier aqueduc pour l’évacuation des eaux fut construit en 1896 ; il fut maçonné en plein centre de la chaussée mais pas à la profondeur voulue en raison de la présence de la roche.

Une croix dénommée « calvaire Saint Nicolas » est érigée au centre du carrefour formé par la rue des Rochers et la rue Theisen. Ce calvaire aurait été élevé en 1679 après que le village eut participé au pèlerinage à la Sainte Tunique de Trèves.

Le haut de la rue, menant à la ferme du Kwintenhof, était jadis réputé pour son argile extraite durant l’hiver pour être utilisée dans la construction au printemps suivant.

Place Rosenbour

Rosenbour (Fontaine des Roses) serait l’ancien nom du village. Une légende, rapportée par N. Warker, explique en quelle occasion Rosenbour est devenu Hondelange. En l’absence du seigneur parti aux croisades, sa dame mit au monde des septuplés. Effrayée de ce que pourrait penser son mari, elle décida d’en tuer six. Elle confia cette sinistre besogne à sa plus fidèle servante, lui demandant de les noyer dans la fontaine comme des petits chiens. La servante n’en fit rien et éleva les enfants pendant sept ans. Elle profita d’une fête donnée au château pour les rendre à leurs parents. En souvenir, le village fut appelé « Hondelange » qui veut dire demeure des petits chiens.

Rue Saint-Nicolas

Le nom, selon la tradition orale, n’aurait pas pour origine le calvaire figurant Saint Nicolas. En 1926, en pleine campagne électorale, les libéraux et les catholiques s’affrontent pour la conquête de la maison communale. Parmi les promesses électorales, les catholiques s’engageaient à empierrer la rue du Kwintenhof et les libéraux à créer une nouvelle rue entre la rue Theisen et la rue de la Biff. Ce dernier projet eut la faveur des électeurs. Des démarches sont entreprises par le bourgmestre Jacques Haas mais avant le début des travaux, deux maisons sortent déjà de terre. La construction de la rue est adjugée en 1928 à l’entrepreneur Nicolas Steyer appelé « Jaake Neckel » ou « Frentjes Neckel ». Les travaux ne prirent fin qu’au bout de cinq années durant lesquelles on parlait constamment de « Nicolas ». La nouvelle voie fut baptisée « rue à Nicolas », nom que la génération d’après guerre, ignorant son origine, dénomma « rue Saint Nicolas ». Cette appellation apparut officiellement pour la première fois lors du recensement de 1947.

Rue Theisen

Dénommée avant 1977  petite rue de Weyler. Le nouveau nom fut choisi pour perpétuer la mémoire de quatre bourgmestres de Hondelange qui portaient le patronyme de Theisen. Il s’agit de : Theisen Jean Baptiste (bourgmestre de 1885 à 1890), Theisen Jean (1908 à 1921), Theisen Jean Nicolas (1933 à 1939) et Theisen Elie (1959 à 1974).

Rue de la Vallée

Appelée « Blumericherhöl » en 1803 et rue de Differt avant 1977 ce chemin relie Hondelange à Differt en longeant la vallée du ruisseau, affluent de la Messancy, appelé «Schwewerbach ». Trois implantations de villas romaines ont été découvertes à environ 1 km du village. On peut donc supposer que cette voie était un diverticule reliant la chaussée Arlon – Titelberg à Messancy.

Rue de la Victoire

Route et parking le long de l’autoroute E411, menant à l’ancien musée Victory qui présentait une collection de véhicules et de matériel employés durant la guerre 1940-45.

Longeau

Rue d’Athus

Au croisement de la rue de Guerlange, fontaine-lavoir millésimée 1856 et 1981.

Rue Champêtre

Ancien « chemin du moulin » qui rejoint la route d’Athus à Guerlange.

Rue du Coin

Avec la rue Welschen, c’est le centre ancien du village. Cette rue était autrefois en impasse et s’appelait Am Eck (le coin). Devant le n° 19, fût de calvaire daté 1697 dont le relief a disparu MM.

Rue de Guerlange

A l’intersection de la rue du coin et de la rue de Guerlange, sur le plateau qui domine la vallée de la Chiers, se dresse un calvaire daté de 1777.

Rue Schmit

La ferme Schmit est située en face du passage à niveau. Nicolas Schmit fut échevin de la commune.

A l’extrémité de la rue se dresse la chapelle du Christ Ressuscité construite en 1971 sur les plans de l’architecte  bruxellois L. Kroll 12.

Rue Welschen

La ferme Welschen se trouve à l’intersection de la rue du Coin. Jean Welschen fut bourgmestre de 1832 à 1836.

Messancy

Rue d’Ampacet

La société Ampacet fut fondée à Brooklyn ( New-York) en 1937. Elle est spécialisée dans la fabrication des colorants pour matières synthétiques. Son premier site de production européen fut implanté à Messancy en 1987 sur le zoning de la « Hart ». La portion de route de jonction entre le pont sur la N81 et la rue de Messancy sur le territoire d’Aubange porte son nom.

Rue des Ardennes

Nom donné à la portion de N81 entre Differt et le rond-point de la chapelle Sainte-Croix. Elle est bordée par différents ensembles à vocation commerciale.

Rue d’Arlon (De Blenken Eck : « le coin brillant »)

Avec la rue de Longwy et la rue Grande, constitue la traversée du village par l’ancienne Route Impériale ou chaussée de Longwy à Namur. Fin du 19ème siècle, elle fut dénommée Grand-route. Des bâtiments historiques de Messancy bordent cette rue :

le Castel (voir « rue du Castel), la « villa Callier » (n° 16) qui fut la résidence d’été des gendres de François Laurent, professeur de droit, ami et beau-frère de Victor Tesch; en face de l’accès au lac, l’ancienne brasserie Arrasse (n°61-63) ; la villa Castilhon (appelée aussi Les Buttes au n° 91) qui appartint au notaire Castilhon, petit-fils du notaire Adolphe Tesch et où résida Eugène Jungers, originaire de Messancy, ancien Gouverneur général du Congo.

Rue d’Armagh

A la fin du dernier conflit mondial, de jeunes volontaires belges sont envoyés en Irlande pour recevoir leur formation militaire. Les conscrits originaires de la province de Luxembourg sont incorporés à la 5ème brigade qui occupe d’anciens casernements américains dans la ville d’Armagh. Après guerre, un jumelage est proposé entre Arlon et Armagh. Arlon , déjà jumelée à plusieurs villes ne peut accepter et c’est Messancy qui est proposée en 1974. Le jumelage a lieu et, dans un nouveau quartier d’Armagh, sont inaugurés une rue et une place de Messancy. En réciprocité, deux rues du nouveau quartier de la Maison Virtonnaise en construction le long de la rue de Luxembourg  seront appelées rue d’Armagh et rue de la 5ème brigade.

Rue d’Aubange (Paffendal; toponyme Pfaffenthal : vallée des curés ou des « calotins » )

Ancienne route de Longwy  qui aboutit au plateau de la Hart en longeant le Remmeschberg     (ou Römeschberg « colline des romains »)

Rue Beau séjour

Autrefois « chemin de Longeau à Aubange »

Rue du Beau Site

Lotissement dans les années 1980 d’un chemin abrupt menant sur la colline « Wurmberg ».

Rue Bel Air

Rue de jonction du lotissement avec la route Messancy – Turpange

Rue du Castel (de la Grand-rue au bas de la côte : Millewee « chemin du moulin » puis jusqu’au pont : Op de Wascherei « au lavoir »)

Cette rue permettait l’accès au moulin depuis la Grand-rue; dans sa partie inférieure qui longe la rivière se trouvait le lavoir où les femmes venaient battre le linge.

En 1866, à l’emplacement de l’ancienne ferme Hayertz,  Jean-Baptiste-Victor Tesch, avocat à Arlon puis ministre de la Justice fait construire une maison dans le style Tudor. La fille aînée de Victor Tesch, Marie, épousa un maître de forges originaire d’Esch sur Alzette, Hubert Muller.  Leurs descendants vendirent le bâtiment appelé « Le Castel » à Nicolas Reckinger de Luxembourg. Un restaurant tenu par N. Dillembourg n’attira pas la clientèle espérée malgré le joli cadre du parc. En 1960, l’Etat loue puis achète le Castel pour y ouvrir, dès l’année suivante, une école primaire et maternelle f.

L’extrémité de la rue du Castel enjambe la rivière par un pont de pierre. La Messancy était franchie en cet endroit autrefois à gué puis par un pont de bois.

Rue du Centre (Am Spidol  « à l’hôpital » )

Le nom ancien n’a de rapport ni avec un hôpital  pour les pèlerins de Compostelle dont aucune source historique ne fait mention ni avec la clinique construite seulement en 1963. Selon la tradition orale, la ferme située en haut de la rue et appartenant en dernier lieu à la famille Reiland accueillait les voyageurs et pèlerins venant d’Allemagne ou du Luxembourg pour leur permettre de se reposer et de se soigner. Le nom ancien de la maison était « Hoebesch », nom qui proviendrait d’un propriétaire appelé Hubert. Or, en Allemagne, Saint Hubert était reconnu comme patron des lazarets. Les gens de passage allaient tout naturellement se faire soigner chez « Hubert » puis ultérieurement « à l’hôpital ».

Rue des Cerisiers

Autrefois haies plantées de cerisiers.

Rue des Chasseurs Ardennais ( Enechtgaas ou Enechtstroos « rue Basse » )

Auparavant rue Basse, au niveau de la rivière. L’appellation Wasserstrosse (rue de l’Eau) fut aussi utilisée (registre de population 1890).

Durant la guerre 1940-45, la plupart des jeunes appelés de la commune furent incorporés dans le régiment des chasseurs ardennais. L’un d’entre eux, Edouard Bosseler qui habitait rue Basse, y laissa la vie au cours des combats de Bodange.

Au milieu de la rue, le complexe paroissial du Foyer créé en 1959 et les écoles.

Rue du Château (Hannert Schlassbëschelchen « derrière le château » )

Messancy fut, depuis le 13ème siècle au moins, une petite seigneurie. Une maison forte ou château s’élevait au-delà de la rivière. Différentes constructions, d’une faible importance, furent édifiés sur le même site. En 1646, après la prise de Longwy, les français incendient le château. Lors du relevé de 1766, le château avec grange, écurie et bergerie est qualifié de vieux, en mauvais état. Le dernier en date, plus imposant, fut construit par la famille de Tornaco à la fin du 18ème siècle 11. Au début de la période française, il est acquis par Jean-Joseph de Mathelin. Le château sera agrandi en 1912. Un incendie le détruisit le 30 mai 1979. Il n’en subsiste que deux tours restaurées en 1988 dans le parc qui porte le nom des derniers nobles vivant au village, la famille de Mathelin.

Rue de la Cinquième Brigade

Voir rue d’Armagh

Rue de la Clinique

Il n’y avait en cet endroit qu’un chemin permettant d’accéder à l’école des Dominicaines. La rue n’était plus carrossable au-delà du grand hêtre à l’entrée de la cour. Elle était dénommée, après 1928, rue de l’Hôtel de ville en raison de l’installation des services communaux dans une partie de l’école. La justice de paix fut construite en 1958.

La Clinique et Maternité Saint-Pierre, établissement privé, fut inaugurée en 1963. Après la fermeture de la maternité en 1990, elle cessa toute activité en 1998,  suite à sa fusion avec la clinique d’Arlon.

Le  bâtiment dénommé « Villa Clainge » est constitué de l’ancienne demeure du notaire Clainge (construite en 1885) à laquelle fut accolée en 1905 une école pour jeunes filles construite par les sœurs Dominicaines de Bar-le-Duc. Après le départ de ces sœurs en 1928,  l’école, rachetée par la commune, fut dirigée par les sœurs de la Doctrine Chrétienne de Nancy jusqu’en 1976 f. L’Hôtel de Ville y fut également abrité de 1928 à 1973. En 1930, à l’occasion du Centenaire de la Belgique, on y planta les tilleuls. Actuellement, ce sont divers cercles et associations qui occupent ce vaste ensemble.

Rue Deboulle

Alexandre Deboulle, né à Lodelinsart en 1884, s’installe comme briquetier en 1912. Il avait épousé Louise Schoder de Thiaumont. Il exploite les terres argileuses entre la route de Bébange et l’Institut de Differt, ayant repris l’entreprise exploitée auparavant par Anne Lenger, veuve Lepeuque et par Antoine Arrasse. Habitant d’abord à Turpange, il vient s’installer à Messancy où il entreprend la création et le lotissement d’une voie reliant la rue d’Arlon au moulin qui se dresse actuellement au n° 21.

Rue des Déportés (D’Gilbette orthographiée aussi Gilbet et Schilbet selon les registres)

Au début du 20ème siècle, ce n’était encore qu’un chemin qui se terminait dans le bas par un petit sentier. La commune de Messancy construisit en 1912 une école pour garçons et le logement de l’instituteur. Elle fonctionna jusqu’en 1977. Les bâtiments sont achetés par la paroisse qui ouvre des classes primaires en 1982 dans cette implantation baptisée « Ecole Don Bosco » f.

Le nom fut donné après la première guerre mondiale car, à partir de décembre 1916, des hommes du village furent rassemblés dans la cour de l’école avant d’être envoyés en Allemagne ou en France pour le travail obligatoire. Deux plaques de bronze signées Waltzing Frères à Athus, placées de part et d’autre de l’entrée de l’école, rappellent d’une part le nom des messancéens morts en déportation et d’autre part le nom des soldats morts au combat.

Rue du Dolberg (Den Dolbiereg)

Autrefois « chemin de Longeau » et, au début du 20ème siècle, rue d’Athus, cette voie parallèle à la rivière s’élève à mi-pente de la colline appelée Dolberg.

Domaine du Lac

Appellation donnée par la commune en début 2001 à la nouvelle voirie du lotissement appelé « Village Senior » entre le lac et la ligne de chemin de fer. Le creusement du lac fut réalisé en 1974 ; il fut conçu comme bassin écrêteur pour réguler le cours de la Messancy et reçut ultérieurement une affectation touristique et de délassement.

Rue des Etangs (Wölfendal « vallée des loups »)

Autrefois rue du Bois, elle mène aux étangs de pêche près desquels se trouvait une glacière, vaste coupole enterrée qui permettait de conserver pendant plusieurs mois des blocs de glace. Ces aménagements sont dus au ministre V. Tesch.

Rue de la Gare ( de la Grand-rue au bas de la côte : Scholbiereg « montée de l’école » ; du bas de la côte au passage à niveau : Op der Gar ; du passage à niveau au bas de la rue de Luxembourg : Oschseït « côté de l’Est » )

Avant la venue du chemin de fer à Messancy, elle s’appelait rue du Pont.

La voie ferrée Athus – Arlon fut construite entre 1861 et 1863. La rue qui mène de la Grand-rue au pont vers Clémency fut alors baptisée « rue de la Station » puis, ultérieurement, rue de la Gare. Le bâtiment fut construit en 1893-1894 et l’abri en 1895. Un convoi de munitions américain explose sur la voie le 10 janvier 1945 et endommage la gare ainsi que plusieurs maisons du quartier. Les activités de la gare cessent en 1967. Le bâtiment est loué à G. Letecheur qui l’utilise comme hangar ; il sera démoli en 1973 après avoir été victime d’un incendie. La halte reste en fonction jusque 1980 environ JP.

Rue Grande ( Grozstroos )

Le plan cadastral de 1821 nous montre que, le long de la route de Namur à Longwy, seul était bâti le tronçon entre l’actuelle rue du Castel et le bas de la rue de Longwy, soit en grande partie l’actuelle Grand-rue ou rue Grande. A la fin du 19ème siècle, elle était appelée Vieille route. Excepté l’église perchée sur la colline, c’est le long de la Grand-rue que l’on trouve les principaux bâtiments. Au n° 25, l’ancienne école communale des filles construite en 1870 ; elle servit ultérieurement de bureau de poste. Au n° 29,  le presbytère reconstruit en 1833 ; il contenait aussi la classe des garçons. Le commerce situé à l’angle de la rue de la Trinité fut édifié sur les caves de l’ancien hôtel de ville bâti en 1851 et utilisé jusqu’en 1928. L’actuel hôtel de ville est hébergé dans le château Tesch (appelé aussi château Hortensia ou château Haebler). Cette demeure de style éclectique est datée de 1896. Elle fut édifiée par le notaire Jules Tesch sur les plans de l’architecte provincial  Van de Wyngaert puis acquise en 1924 par un industriel tchèque, le baron C.E. de Haebler. Ce dernier la légua à sa gouvernante Frieda Job. Le bâtiment fut acquis par la commune qui y transféra son administration en 1973. En face du château Tesch subsiste son parc planté d’essences intéressantes.

Il faut noter que sur le flanc de la colline, derrière les maisons de numéro impair, s’étendent depuis longtemps de nombreux jardins cultivés comme l’indique le plan cadastral de 1821. Le toponyme de ces parcelles est « Meischgarten ».

Rue de la Hart

Le nom peut signifier « lieu rude, pénible » ou « lieu où le herdier conduit sa harde ».

Le plateau de la « Hart » fut occupé au néolithique moyen ou final par un camp entouré de palissades et de fossés découvert en 1978 par photographie aérienne 6. De nombreux objets en silex y  furent trouvés lors de fouilles. La zone était boisée aux 18ème et  19ème siècles; sous l’Ancien Régime, les habitants de Messancy, Differt et Longeau  avaient le droit d’y prendre du bois de chauffage. La vente des arbres par la commune en 1847 lui permit de subvenir partiellement aux frais de construction de la nouvelle église. Une partie du plateau fut cédée à Idelux pour y créer un zoning industriel. La fonderie d’aciers spéciaux Magolux vint s’y établir en 1983 .

Rue Emile Kirsch (Laserhiel «chemin encaissé vers Longeau »)

Autrefois chemin de Messancy au moulin de Longeau.

Jean Emile Marie Kirsch, né le 22 novembre 1866, fut bourgmestre de Messancy de 1901  à 1904 et secrétaire communal de 1922 jusqu’à son décès en 1946. Il portait le surnom de « Millen Emile ». Il épousa Catherine Thill en 1912.

Rue de Krebling

Ce chemin menait à la fabrique de matériaux de construction Maquinet. A l’occasion de la création d’un « parc à conteneurs » sur l’emplacement de cette fabrique, le chemin fut baptisé en l’an 2000, reprenant le toponyme (Im Krebling) de ce terrain alluvial où coulait la Messancy avant la rectification due à la construction du chemin de fer.

Rue (Avenue) de Longwy ( Hartebiereg « montée vers la Hart »)

Partie de l’ancienne route Longwy – Namur entre le Pfaffenthal et la colline du Kieselberg. La première maison après la rue de la Clinique est la maison natale du docteur Albert Duren (1891-1971), Inspecteur général de l’Hygiène au Ministère des Colonies.

Rue de la Lorraine ( Tirpenerwee « chemin de Turpange » )

C’est dans la rue de Turpange que la Société Terrienne construisit les premières maisons du lotissement social en 1963. Le nom de rue de la Lorraine fut donné en 1977. La Lorraine belge est une entité géographique qui comprend les terrains géologiques de l’ère secondaire au Sud de l’Ardenne. Deux entités linguistiques la composent : le Pays d’Arlon (dialecte francique-mosellan, le luxembourgeois)  et la Gaume (dialecte gaumais, une variété du lorrain).

Rue de Luxembourg ( Kentzigerhiel  « chemin encaissé vers Clémency » )

Autrefois chemin de Clémency. C’était la route habituelle, bien entretenue et fréquentée, pour se rendre à Luxembourg. C’est au sommet de cette côte que l’on mit au jour un cimetière romain des 1er et 2ème siècles.

Parc de Mathelin

Jean Joseph de Mathelin, écuyer né à Virton en 1780, épouse le 11 septembre 1806 Marie Marguerite Favrais, fille d’un propriétaire terrien de Messancy. Au début du 19ème siècle, il devient propriétaire du château que la famille de Tornaco abandonne à l’arrivée du régime révolutionnaire français. Il devient maire de Messancy de 1809 à 1813 (et change son nom en Demathelin) puis il est nommé juge de paix du canton. Cette famille occupera la demeure jusqu’au décès de la dernière descendante, Isabelle de Mathelin, en 1967. Laissé à l’abandon, le château est la proie des flammes en 1979. Il n’en subsiste que deux tours dans le parc aménagé en jardin public.

Rue de Meix-le-Tige ( Kirechehiel « chemin encaissé de l’église »)

Voie étroite et encaissée, bordée par les escaliers menant à l’église; elle se nommait autrefois « chemin de Schadeck » car elle menait à la ferme du même nom située sur le plateau entre Bébange et Aix-sur-Cloie. Le site de l’église et du nouveau cimetière porte le nom de « Schantz », expression qui caractérise les lieux occupés par un camp romain. L’église due à l’architecte A. Jamot fut construite en 1847 12.

Rue Muller Tesch

Hubert Muller, maître de forges originaire d’Esch sur Alzette, était le gendre du ministre et homme d’affaires Victor Tesch (v. rue du Castel). Il prit la relève de son beau-père dans la direction de ses entreprises industrielles et fut, avec L. Barbanson, à la tête de l’ARBED lorsque cette société se constitua en 1911. Il fit don de 40 ha à la commune pour poursuivre des buts sociaux. Une moitié de ces terres sera lotie par la Société Terrienne et deviendra le quartier des rues du Verger et de la Lorraine. L’autre moitié, la propriété du Castel, sera vendue aux entrepreneurs Coos et Schwartz.

Une condition à la donation était le dépôt annuel d’une gerbe de fleurs sur le caveau familial. Cette clause est respectée de nos jours encore.

Rue Neuve ( Neigass )

Malgré son nom, c’est une des plus anciennes rues du village (illustrée déjà sur la carte de Ferraris en 1777). Cette liaison entre la Grand-rue et la rue Basse est probablement postérieure à la rue de la Trinité, ce qui expliquerait son nom. D’autre part, une tradition orale ferait remonter l’appellation au 19ème siècle lorsque, après un incendie important,  plusieurs maisons auraient été rebâties à neuf.

A l’intersection de la rue Neuve et de la Grand-rue fut érigé en 1947 un monument aux morts des deux guerres financé par la section locale des anciens combattants, la commune et la Résistance nationale; l’architecte fut Nestor Deboulle.

Au bas de la rue, calvaire avec les représentations de Saint Nicolas et Saint Jean Népomucène MM.

Rue des Peupliers

De l’emplacement occupé par cette nouvelle rue, on a une belle vue sur la rangée de peupliers qui bordent la vallée du ruisseau de Sélange.

Rue de la Place ( Am Bùr « à la fontaine »)

Auparavant rue de la Fontaine en souvenir de celle qui existait sur la petite place au croisement de la rue du Centre.

Rue de la Promenade ( Seïlenerwee « chemin de Sélange »)

Nommée au début du 20ème siècle rue de Sélange, elle n’était bâtie que dans sa partie inférieure, après le pont de la Messancy (« petit pont communal »). La partie située devant le moulin à huile ( Ölmühlen) puis scierie Wagner se nommait « Am Bambesch » et le tronçon suivant « A Schlaff ». C’est en 1758 que N. Schumacker achète un terrain communal avec étang pour y installer un moulin à huile.

Autrefois empierrée, la route a été asphaltée et de nombreux messancéens la fréquentent, surtout le dimanche, lors de leurs promenades.

Place de la Royale Concordia

Le centre du village appelé « Im Dorf » sur le plan cadastral de 1821 a été baptisé récemment Place de la Royale Concordia en hommage à la société de musique dont la salle est bâtie sur cette place. L’harmonie des sapeurs pompiers fondée en 1876 prit le nom de Concordia en 1881. Elle portait déjà le titre de « Royale » en 1926. L’ancien local, érigé en 1926, fut démoli et reconstruit à proximité en 1976. Contre la salle, un calvaire du 18ème siècle portant les représentations de Saint Jacques et de Saint Christophe.

Rue de la Station

Voie non bâtie qui rejoint les deux ponts, passant entre le cours rectifié de la Messancy et le chemin de fer. On y trouvait la gare puis, après sa désaffection, une simple halte pour voyageurs. Il faut noter qu’au 19ème siècle, la rue de la gare portait le nom de « rue de la Station ».

Rue de la Trinité ( Den Trenterchen)

Au 18ème siècle, chaque 25 novembre, jour de la Sainte Catherine, avait lieu le grand rassemblement de la confraternité de la Sainte Trinité. Les paroisses des environs y venaient en procession derrière leurs bannières. On peut supposer que les groupes se rassemblaient sur la place et montaient à l’église par cette rue 12.

Rue du Verger

La famille de Mathelin possédait les terrains entre la rivière et le chemin de Turpange. A la suite d’un partage, ils furent achetés par le ministre Victor Tesch. Ce dernier fit planter un verger de pommiers et pruniers. Son gendre et héritier H. Muller fit don du verger à la commune pour une affectation sociale. Ces terrains furent lotis par la Société Terrienne.

Place du Verger

Voir rue du Verger.

Remarque : Dans les registres de population de 1890 figurent deux rues qui n’ont pu être localisées avec précision et dont les noms ne se retrouvent plus ultérieurement : rue Pont Nord (fin de la rue du Castel ou début de la rue de la Promenade) et rue Tringle. Dans les mêmes registres, le quartier proche de la gare est dénommé « Pont Midi » et celui proche du lavoir est appelé « Pont Nord ».

Sélange

Rue de l’Alliance

Cette rue était autrefois incluse dans la rue des Roses. Le 29 janvier 1924, à l’initiative du curé A. Thommes, était fondée une harmonie qui prit le nom d’Alliance. Une salle fut construite dès 1927.

Rue de Barnich

Rue puis chemin qui mène à Autelbas – Barnich par la ferme du Kwintenhof.

Rue Basse

Portion de la rue principale auparavant appelée Grand-rue (qui comprenait aussi le rue Haute).

Rue du Bois

A l’orée du bois près de Hondelange, chapelle N.D. de Lourdes construite à la fin du 19ème siècle par la famille Haas.

Rue de Clémency (Kentzigerwee)

Au croisement de la rue des Quatre Vents, croix à double face dite «croix des célibataires» datée 1620 MM

Rue des Ecoles (Patsegessel « impasse de Baptiste »)

Cette rue était autrefois un sentier appelé rue Jean Baptiste Hirtz.

Rue Hasenberg

Le nom (« colline des lièvres ») provient de la colline sur laquelle fut établi le nouveau cimetière au début du 20ème siècle.

Rue Haute

Constituait, avec la rue basse, la voie principale appelée Grand-rue.

Rue du Kirchberg (« colline de l’église »)

A la sortie du village se dresse la chapelle de N.D. de Lösbruck sur l’emplacement de l’ancienne église paroissiale détruite par les français en 1793. Vers l’Est arrivait l’ancienne voie romaine reliant Arlon au Titelberg e.

Rue du Knapp

Rue sans issue menant à une petite colline (Knapp)

Rue de la Laiterie (Johannesbierig « colline Jean »)

Au sommet de la rue se trouvait la ferme Poiré qui se chargeait d’écrémer le lait produit par les fermes du village. Elle cessa son activité vers 1950.

Rue Reichel

Chemin sinueux menant à Messancy le long de la vallée du ruisseau de Sélange et dénommé «Reischel Höhl ». Les femmes de Sélange descendaient à la source Reischel pour y laver leur linge.

Rue des Roses

Cette dénomination ancienne provient peut-être d’un jardin agrémenté de rosiers qui bordait cette rue.

Rue Sainte-Odile

Appelée autrefois rue de l’Eglise. La paroisse de Sélange, initialement dédiée à Marie, fut placée sous la protection de Sainte Odile au 17ème siècle.

L’église consacrée en 1983 remplace un ancien édifice de 1823 dont subsiste le porche. Elle renferme les statues des 14 saints auxilliateurs, culte né en Allemagne au 15ème siècle 12.

Place A. Thommes

Petite place devant la salle de l’Alliance. Arthur Thommes, né à Nothomb le 29 octobre 1881, fut curé à Sélange de 1919  à 1946. C’est à son initiative que fut fondée l’harmonie «  L’Alliance » en 1924.

Rue des 4 Vents (Attemerstrosse « rue d’Athus »)

Nom récent du tronçon de route qui part de la rue de Clémency pour rejoindre Longeau en passant par la butte d’altitude 357 m et longeant la frontière luxembourgeoise. Le long de cette route se trouve la ferme des 4 vents au lieu-dit Klöppel.

Rue du Weyer (Um Weyer « à l’étang »)

En raison de la nature du terrain, les champs au bas de la rue étaient souvent sous eau et donnaient l’aspect d’une grande mare temporaire. Il n’existait pas de pisciculture à cet endroit.

Turpange

Rue Belle Vue (Mietzigerwee « chemin de Messancy »)

Ancien chemin vicinal reliant Turpange et Messancy.

Rue du Chemin de fer

Petite rue menant aux champs en longeant la voie du chemin de fer.

Rue de la Ferme

Cette rue doit son nom à l’imposante ferme Witry datée 1830 et restaurée en 1933.

Rue de la Halte

Avant qu’une dénomination officielle ne soit attribuée aux rues vers 1960, d’après les propositions du conseiller communal Schmit, les habitants appelaient cette rue soit Grand-rue soit rue de la Fontaine et, pour la partie centrale, place de l’église.

Le long de la voie ferrée Arlon – Longwy existait un arrêt du train et une maison de garde-barrière. Celle-ci fut construite vers 1862 et agrandie en 1876. La halte est mise hors service en juin 1984. La maison du garde-barrière est une des dernières de la région à n’avoir pas été démolie.

L’église, construite en 1851, fut agrandie en 1938 et le nouveau clocher fut réalisé en 1967. Non loin de l’église se dresse un calvaire représentant la Sainte Trinité; il date de 1770. Le presbytère – école fut bâti en 1857. Lavoir du 19ème siècle restauré en 1872 et 1924.

Rue de la Klaus

Après la voie du chemin de fer, cette rue gravit la colline qui mène à la chapelle de Lösbruck, emplacement de l’ancienne église paroissiale de Sélange et Turpange. Un ermite résidait autrefois près de l’église et son petit « monastère » est à l’origine du nom de l’endroit (Klaus).

Dans la partie inférieure, le cimetière abrite un enclos où sont enterrés les Pères maristes de Differt. Contre le mur du cimetière, un calvaire de facture populaire (fin du 17ème siècle ?) dressé auparavant dans le talus en contrebas.

Rue des Tisserands (Wiewerig)

Appelée ainsi car autrefois plusieurs tisserands exerçaient leur métier dans cette rue.

Rue du Vieux Moulin

Dénommée avant la fusion des communes rue du moulin.

Un moulin existait certainement au début du 16ème siècle. Il fut brûlé par les armées françaises en 1559 18. En 1709, le moulin banal est engagé à Jean-François de Monflin, seigneur de Hondelange. Vers 1817, c’est Jean-Bernard Marlet de Differt qui en est propriétaire.

Wolkrange – Buvange

Rue Albert 1er

Avant la fusion des communes en 1977, la rue était formée de trois parties : La Knoup (Op der Knupp) en direction de Sesselich (appelée aussi au 19ème siècle Arlongweg ou Arelerwee), la partie centrale était la Grand-rue (Hoell) puis la rue de Differt (surnommée Soherweg en 1803 puis Soelperweg ou rue de la salaison). D’après l’ancien bourgmestre Michel Ketter, le roi Albert 1er aurait traversé le village après la première guerre mondiale lors d’un séjour dans la région d’Arlon.

L’église Sainte Croix date de 1827. Devant le n° 83, calvaire daté 1806 portant l’effigie de Saint Antoine de Padoue.

Rue des Ardennes

Nom donné à la portion de route nationale 81 qui, avant 1977 s’appelait rue de Longwy.

Rue des Calvaires (Doudichewee «chemin des morts »)

Appelée avant 1977 rue de Hondelange, cette route menait à l’église paroissiale Sainte-Croix et au cimetière. Elle est bordée d’un chemin de croix de sept calvaires dédié aux sept pertes de sang du Christ. Les deux plus anciennes croix, à proximité de la N81, datent de 1707 MM.

Rue du Centenaire (Bourewee « chemin de la Fontaine » )

Le Centenaire de l’Indépendance de la Belgique fut célébré à Wolkrange par un cortège de chars et de groupes costumés le dimanche 6 juillet 1930. Chaque commune devait planter au moins un tilleul commémoratif. Les arbres furent plantés d’une part en face du presbytère et d’autre part dans la cour de l’école (pour la section de Buvange). Au bas de la rue, un des plus beaux lavoirs de la commune.

Rue du Chiers

La rivière qui prend sa source dans les bois de Sesselich et est captée à Wolkrange (Deuschbour, « la source qui vrombit ») porte sur le tracé indiqué vers 1640 par A. Wiltheim le nom latin masculin de Carus fluvius. C’est pour cette raison que A. Bechet proposa en 1987 de l’appeler « LE Chiers » b. On la trouve à ses débuts sous le nom de Wolkringerbach et apparaît sur certains documents sous le nom de « petite Chiers (Klein Korn) ». Autrefois, elle ne s’appelait Messancy qu’à partir du village du même nom. Cette rivière se jette à Athus dans LA Chiers, elle-même affluent de la Meuse.

Rue de l’Ermite (Weylerhöl « chemin encaissé vers Weyler »)

Le nom de cette rue fut proposé par monsieur P. Gonkel, habitant la première maison, en souvenir d’un marginal, ermite ou berger, qui vécut dans le vallon entre Wolkrange et Weyler.

Rue du Geissert (Hiewerdangerwee « chemin de Habergy »)

La rue mène, en direction de Bébange, au bois nommé Geissert (ou Geisert) traversé par les ruisseaux d’Udange (au bord  duquel se trouve la station d’épuration) et de Wolkrange. Le chemin portait le nom de Steinigerwee en 1803.

Rue de l’Impasse (Gessel)

Petite rue sans issue dans le prolongement de la rue Sainte Croix

Rue du Moulin (Steicheberich)

Le bâtiment actuel date de la première moitié du 19ème siècle. Un moulin est répertorié en cet endroit dès le 13ème siècle; au 16ème siècle, le moulin fut détruit par les armées françaises en 1559.

Rue F. Origer

Lotissement créé en 1973 par monsieur François Origer (1922-1974), propriétaire du terrain. François Origer habitait la plus ancienne ferme de Buvange appelée ferme Paals.

Rue du Presbytère

Le presbytère fut construit en 1868 d’après les plans du commissaire-voyer Guillaume sur l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint-Sébastien 12.

Rue Sainte-Croix (Kreitzerweg)

Avant 1977 portait le nom de rue de Sélange. Cette rue, partant de la rue Albert 1er sur la section de Buvange rejoint la chapelle Sainte Croix, ancienne église régionale.

Rue de Sesselich (Obersten en 1803, puis Roesenackerweg ou Wassergaas)

Le hameau de Sesselich dépendait autrefois de la paroisse Sainte-Croix. Il fut rattaché à la commune de Hondelange de 1803 à 1922 puis à celle de Wolkrange de 1922 à 1976 avant de faire partie de la commune d’Arlon .

Rue des Tilleuls

Ces arbres furent plantés dans la cour de l’école en 1930 pour commémorer le Centenaire de la Belgique. Cette rue portait le nom de rue des Ecoles avant 1977.

Rue de Toernich (Brederweg « rue large »)

Relie le village de Toernich, ancienne commune rattachée à Arlon depuis 1977.

Rue d’Udange (Hernfelterweg entre les n° 1 et 43, Redingerhöl du n° 44 au 71)

Mène au village de Udange, commune fusionnée avec Arlon en 1977, par le lieu-dit « Herrefeld ».

Bibliographie

  1. Atten A , La voirie luxembourgeoise sous l’Ancien Régime, in Voies de communication au

Pays Mosellan, Schwebsange  1968.

  1. C.H.A.B , Architecture rurale de Wallonie, Lorraine belge, Ed. Mardaga, Liège 1983
  2. De Craecker Dussart C., Une grande route transversale lotharingienne au moyen âge,

Centre universitaire Luxembourg, Luxembourg 1988.

  1. De Ferraris, Carte de cabinet des Pays-Bas autrichiens, 1777 (Ed. Pro Civitate Bruxelles 1971)
  2. Fichant R. et Tibesar M, 150 ans d’histoire d’une commune affouagère, Ed. Presses de l’Avenir, Arlon, 1981.
  3. Groupe de Recherches Aériennes du sud Belge, La Hart, Messancy, Cahiers 1986 – 1
  4. Hurt V. et Massart C., Une nécropole romaine à Messancy, Archeologia belgica III 1987
  5. Kirsch R., Le parler Francique mosellan (Platt) dans le Pays de Messancy, Hors

chronique du Cercle Historique du Pays de Messancy, 1997

  1. Lambert G., Le Luxembourg romain, Ed. Magermans  1990.
  2. Loës F., Le Luxembourg romain, AIAL t.  XLIII  Arlon 1908.
  3. Ministère de la Région Wallonne, Le Patrimoine monumental de la Belgique, Vol. 19,

Arrondissement d’Arlon, Ed. Mardaga 1994

12.  Moïs Ch., Découvre ta paroisse, Ed. Lorgé Athus 2000

13.  Moureaux P., La statistique industrielle dans les Pays-Bas autrichiens à l’époque de

Marie-Thérèse, T II, Acad. Royale de Belgique, Bruxelles, 1981

14. Sprunck A., La poste aux chevaux dans le département des Forêts de 1795 à 1806, Les

cahiers luxembourgeois, Luxembourg 1952.

15. Tandel E., Les communes luxembourgeoises T2 Arrondissement d’Arlon, AIAL XXII, Arlon 1889.

16. Ternes C., La voirie préromaine du Luxembourg, in Voies de communication au Pays

Mosellan, Schwebsange 1968 .

17.  Van der Vekene E., Les cartes géographiques du duché de Luxembourg, Ed. Krippler- Muller  Luxembourg  1980

18. Van Werveke N., Catalogue descriptif des manuscrits conservés à la Bibliothèque de la

Section historique de l’Institut G.D., P.S.H. 49, Luxembourg 1901.

19.  Verhulst L., La Lorraine belge, Académie royale de Belgique, Mémoires, 1920

20.  Watelet M., Luxembourg en cartes et plans, Ed. Lannoo  Tielt, 1989.

21.  Yante J.M., Routes et courants commerciaux dans le Luxembourg (XIVe-XVIe siècles), Bull. IAA n°3-4, 1986.

On été consultées également les chroniques du Cercle historique du Pays de Messancy

a)     publication par F. Arendt des cartes toponymiques dressées par le Dr Genty dans les

bulletins numéros 7 (1995), 8 (1996), 9 (1997) et 10 (1998)

b)     Le ou La Chiers par A. Bechet numéro 1,  1988

c)    Les mardelles de Hondelange par A.M. Klein numéro 4, 1991

d)    Inventaire des lavoirs dans la commune de Messancy par J.P. Muller, numéro 10, 1998

e)    De Messancy à Clairefontaine par les voies romaines en passant par Loësbruck par A. Jungen, numéro 10, 1998

f)    Les écoles et l’enseignement à Messancy par C. Moïs  numéro 12 , 2000

Pour les calvaires, consulter :

MM                  Moïs C. et Muller J.P., Croix et calvaires en pierre du Pays d’Arlon, Ed. Everling  Arlon 1990

Pour les gares, consulter :

JP                   Journées du Patrimoine 1994, plaquette « L’industrie traditionnelle dans tous ses états », Fondation rurale de Wallonie, Attert

Documents

Archives de l’Etat Arlon

FR :  Fonds Régime français, Hondelange, Chemins vicinaux (101 ;50) ; Messancy, Voirie, chemins vicinaux, Ponts (106 ;16)

EL :  L’Echo du Luxembourg, journal

Archives communales Messancy

ACM :  Registres de population des communes fusionnées : Habergy, Hondelange, Messancy, Sélange et Wolkrange (depuis 1857).

Cette 13ème chronique consacrée à ce thème unique est due au travail collectif de recherche réalisé par les  membres associés  de notre cercle, sous la direction de notre président.

Coordination et composition informatique  :   Christian MOIS

Photographies :  J.P. Muller

Impression : Imprimerie LORGE , Zoning du Pôle Européen – Longlaville

Ont apporté leur collaboration plus particulière :

Mr Jean FRANCOIS de Buvange pour les traductions Luxembourgeoises

Mr Camille GILLET , pour ses données sur Hondelange

Mr Roger KIRSCH, pour ses données sur Messancy et les toponymes luxembourgeois

Nous remercions bien vivement pour leur précieuse collaboration :

Monsieur le bourgmestre R. Kirsch ;Mr P. Back (Messancy) ; Mr et Mme G. Hirtz (Sélange) ; Mr et Mme L. Jacques (Messancy) ; Mme L. Klein-Thill (Guelff) ;Mr E. Schrobiltgen (Turpange) ; Mr Maire (Longeau) ; Mr A. Valet (Sélange) ; Mr et Mme J. Wagner (Bébange).

Texte